La Mauricie, une rencontre avec le Québec

Région d’aventure et d’émotions, la Mauricie charme par ses grands espaces et sa richesse patrimoniale, tant historique que culturelle.

Rivière Saint-Maurice - Grandes-Piles
CP : Sébastien Larose

S’inspirant de la rivière Saint-Maurice, le vocable « Mauricie » est exprimé pour la première fois par Mgr Albert Tessier en 1933, baptisant ainsi le territoire qui était alors désigné simplement par vallée du Saint-Maurice. Cette majestueuse rivière prend sa source dans le réservoir Gouin, en plein cœur du Bouclier canadien. Elle coule sur plus de 395 km, jusqu’au fleuve Saint-Laurent, voie maritime importante, et draine un bassin versant couvrant 43 253 km2.

Focus» sur la Mauricie - Votre coup de cœur
CP : Jérôme Dufour

La région de la Mauricie, située à mi-chemin entre les villes de Montréal et Québec, prend naissance sur les rives du fleuve Saint-Laurent et s’étire jusqu’à de vastes régions sauvages, aux limites de l’Abitibi et du Lac Saint-Jean au nord. À l’ouest, elle est bordée par la région de Lanaudière tandis qu’à l’est, elle voisine la région de Québec. Son vaste territoire d’une superficie de 39 924 km2, parsemé de magnifiques plans d’eau et d’immenses forêts, se distingue par la beauté de ses paysages, le dynamisme de son milieu économique et l’accueil chaleureux de ses Mauriciens.

Revivre notre passé
Les premières traces de présence humaine en Mauricie remontent à environ 6000 ans, alors que le territoire était fréquenté par des chasseurs-cueilleurs-pêcheurs nomades, particulièrement des autochtones Algonquins et Atikamekw. Aujourd’hui, deux communautés de la nation Atikamekw perpétuent leurs traditions nomades dans la Haute-Mauricie, au nord de la région.

Les origines mauriciennes remontent à l’aube du 17e siècle alors que le Gouverneur de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain, réalise l’importance stratégique de l’emplacement pour la traite des fourrures. Il charge alors le Sieur de Laviolette d’établir un nouveau fort qui servira à la fois à l’occupation du territoire et au commerce. C’est ainsi que Trois-Rivières, la deuxième plus vieille ville française en Amérique du Nord, fut officiellement fondée le 4 juillet 1634 à l’embouchure de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent.

Une multitude de sites, témoins de notre histoire, vous dévoileront des trésors historiques et patrimoniaux, dont plusieurs églises à l’architecture des plus intéressantes, ornées de magnifiques œuvres d’art.

Au rythme de l’eau

Toute la Mauricie vit au rythme de la rivière Saint-Maurice, tant sur le plan industriel que récréotouristique.

Lieu historique national Les Forges-du-Saint-Maurice
CP : Jacques Beardsell

Si à l’époque française, le commerce des fourrures était l’activité dominante dans la colonie, on découvre du minerai de fer dans les environs de Trois-Rivières. La première industrie sidérurgique au Canada verra donc le jour aux abords de la rivière Saint-Maurice en 1730, et contribuera à l’essor économique de la région pendant plus de 150 ans. Les Forges du Saint-Maurice employaient alors plus de 100 artisans spécialisés et de 300 à 400 ouvriers pour produire du fer forgé et des produits moulés comme des marmites, des casseroles et des poêles qui ont d’ailleurs fait sa renommée. D’autres établissements de forges furent construits pour exploiter les nombreux gisements de fer de la région, mais cette industrie est disparue avec l’épuisement de cette ressource.

CP : Michel Julien

Au 19e siècle, outre l’exportation de bois d’œuvre vers la Grande-Bretagne et les États-Unis, des usines de sciage sont construites le long des rivières Saint-Maurice, du Loup et Batiscan. La Mauricie connaît également une vague de prospérité économique avec l’exploitation des richesses forestières de son arrière-pays. Jadis utilisée chaque printemps par les draveurs pour le transport de milliers de billes (pitounes) de bois vers les usines, la rivière Saint-Maurice contribua au développement d’industries internationales, en faisant le plus important centre québécois de l’industrie des pâtes et papiers.

«Focus» sur la Mauricie - Crue printanière
CP : Jean Rousseau

La force des rapides et des chutes de cette grande rivière favorise aussi l’exploitation hydroélectrique. Le long de son cours, on retrouve neuf barrages-réservoirs et huit centrales importantes, dont Rapide-Blanc, Trenche, Beaumont, La Tuque, Shawinigan et La Gabelle, ainsi qu’une vingtaine d’îles, une quinzaine de rapides et de nombreuses chutes. D’ailleurs, l’énorme potentiel des chutes de Shawinigan a attiré de grandes industries, dont la première aluminerie canadienne et le plus grand complexe électrochimique du Canada. Les ressources hydroélectriques de la région, combinées aux ressources forestières, ont favorisé l’implantation de nombreuses usines papetières, qui ont alors valu à Trois-Rivières le titre de capitale mondiale du papier journal.

CP : Michel Julien

Une invitation quatre saisons

La forêt est le joyau de l’économie touristique de la région, offrant même une villégiature haut de gamme en forêt. Plus au nord, par sa vaste région sauvage, la Mauricie sait conquérir les amateurs de plein air et de grande nature; la faune et la flore couvrent au total plus de 88 % du territoire, en faisant un véritable royaume de la chasse et de la pêche avec au-delà de 80 pourvoiries. C’est d’ailleurs en Mauricie que furent créés les premiers clubs de chasse et de pêche, nous laissant aujourd’hui de véritables petits paradis terrestres. La région abonde également en parcs offrant mille plaisirs et activités, aménagés ou naturels, notamment le magnifique parc national du Canada de la Mauricie, les réserves fauniques Mastigouche et du Saint-Maurice, ainsi que plusieurs ZECs (zones d’exploitation contrôlée).

«Focus» sur la Mauricie - Compétition de paraski
CP : Jean Chamberland

La Mauricie jouit d’un bassin hydrographique exceptionnel, au plus grand bonheur des adeptes d’activités nautiques (voile, rafting, canot, kayak, etc.) ou tout simplement des amoureux de la nature. Outre le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Maurice qui, depuis l’arrêt du flottage du bois en 1996, offre un cadre enchanteur pour la pratique d’activités récréatives et sportives, plusieurs autres rivières invitent au plaisir, dont la Batiscan, la Vermillon, la Croche et la Matawin. Des croisières permettent d’ailleurs de découvrir les charmes de quelques-uns des plus beaux paysages mauriciens. La Mauricie, c’est aussi 17 500 lacs, dont le magnifique Lac Saint-Pierre, désigné Réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco, immense terrain de jeu pour les amateurs de kitesurf et de paraski, hiver comme été. Le territoire mauricien se parcourt en voiture, à pied, en vélo, à cheval, en raquettes, en ski de fond, en traîneau à chiens, en motoneige, en carriole ou en quad, par toutes les saisons. Venez découvrir nos milliers de kilomètres de sentiers entretenus et balisés, nos pistes enneigées et nos routes panoramiques, ou même survoler notre région.

Histoire, découvertes et dégustations sont au rendez-vous afin de satisfaire tous vos sens. Ainsi, la Mauricie ponctue ses saisons d’évènements les plus variés, dont une dizaine d’envergure internationale. Découvrez-vous l’âme d’un cowboy au Festival western de St-Tite, la témérité d’un coureur automobile lors du Grand Prix de Trois-Rivières, l’endurance d’un canotier pendant la Classique nationale de canots de la Mauricie. Goûtez à l’excitation de la pêche aux petits poissons des chenaux à Sainte-Anne-de-la-Pérade, revivez le passé par le Festival de contes et légendes des trois rivières ou le Rendez-vous des coureurs des bois, ou retrouvez simplement votre cœur d’enfant au Mondial des amuseurs publics. Laissez-vous porter par les mots du Festival international de la poésie et ou les rythmes du FestiVoix…

CP : Stéphane Daoust

Quand l’imaginaire côtoie l’imagination

Terre de légendes fertile en inspiration, la Mauricie stimule l’imaginaire des conteurs avec des récits des coureurs des bois et son métissage de cultures. D’Oscar Thiffault à Fred Pellerin, de Félix Leclerc à Bryan Perro, jaillissent des contes et des spectacles fabuleux, tel Eclyps à la Cité de l’énergie. Découvrez la légende d’Édouard Tassé, le contremaître des Forges-du-Saint-Maurice, qui pouvait boire du métal en fusion et prenait plaisir à se bagarrer avec le diable et prenez garde d’écraser les petits lutins chapardeurs qui traversent le chemin sans crier gare, du moins à Saint-Élie-de-Caxton.